Espaces scéniques

En possession de ses énergies intégrales le spectateur est celui qui accepte son opacité
et celle de l’espace. Le corps dans le jeu -choc- du dédoublement ainsi que l’espace ouvert
dans son incertitude. La pensée de l’espace est le raisonnement exact du conditionnement du corps.

C’est bien par la volonté de structurer l’espace que prennent vie des contradictions dans le tissu même de la société.

L’expérience du traumatisme serait la gravitation, la déformation même de l’espace
scénique occasionné par les corps et objets qui s’y trouvent, le choc est la forme même de la scène.

La disparition de la géométrie de la boîte scénique est une notion d’absence, un retrait,
une abnégation par quoi se révèle l’intériorité et l’essentiel; ce soi visible par soi : spectacle de soi, scène de soi, dans l’absence de soi , non plus individuel mais universel, non plus affectif mais au-delà de nous, non plus psychologique mais métaphysique.

L’espace possède des propriétés intrinsèques que l’on ne peut pas ignorer, du désordre naît le hasard, l’épouvantable est un gouffre trois fois noué à l’inconnu.

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